Que comprennent les tarifs du freelance ?

De prime abord, le prix donné par un professionnel freelance pour vendre ses services peut paraître exorbitant. Mais lorsque nous y regardons de plus près, cette hausse de tarif vis-à-vis d’autre entreprises, comme les agences par exemple, s’avère totalement justifiée. Plusieurs paramètres essentiels sont à prendre en compte.

Le professionnel freelance devra répondre aux mêmes contraintes et exigences que toute entreprise et aura donc une multitude de frais à sa charge : il devra régler lui-même les frais relatifs à son activité et à son entreprise tels que les cotisations sociales, la prévoyance retraite, les assurances, les formations, la médecine professionnelle, les frais matériels, les licences de logiciels, la connexion internet, etc..

Il faut garder à l’esprit que si le mode de travail en freelancing comprend de nombreux avantages, aussi bien pour le professionnel que pour sa clientèle, il comprend également un certain lot de contraintes. Effectivement, les professionnels freelance n’ont pas de congés payés, d’assurance chômage, d’indemnités de licenciement ou de prime de précarité qui sont initialement des avantages payés par les employeurs. De plus, l’activité de freelance comprend un certain nombre de tâches annexes à ses missions comme la prospection, la veille, la communication, la comptabilité ou encore les démarches administratives. Ces tâches sont essentielles à son activité et ne lui sont pourtant pas rémunérées.

Pour subvenir à ses besoins toute l’année, pallier à l’éventuelle irrégularité de ses revenus et maintenir son activité en bonne santé, le professionnel freelance doit établir un tarif suffisant et représentatif de son travail. Pratiquer des tarifs insuffisants ne lui permettra pas d’avoir une activité rentable, de pouvoir la développer au fil du temps et d’en vivre décemment. Pour lui, chaque jour passé sans travailler ne lui rapporte pas d’argent. Et pourtant, un freelance établi convenablement ne facture pas plus de 150 jours dans l’année.

Un des avantages majeurs de l’activité de freelance est de proposer à la clientèle un suivi personnalisé et une grande disponibilité. Les délais de réalisation y sont souvent plus courts et malléables, ce qui n’est pas négligeable.

 

 

Le professionnel freelance défini lui-même son tarif et ce n’est pas une tâche aisée puisque une multitude de paramètres entrent en compte. Deux choix s’offrent alors à lui : il peut définir un tarif journalier pour ses clients ou facturer à la tâche selon un taux horaire moyen. Son tarif devra également être pensé en fonction de l’ampleur de son activité et de son niveau d’études. Pour donner un ordre d’idées, un freelance débutant peut facturer entre 250€ et 300€ par jour (hors taxes) à ses clients ; alors qu’un senior peut facturer entre 400€ à 450€.

La notion du « bon salaire » se retrouve totalement faussée en matière de freelancing. Effectivement, un client proposant de rémunérer un freelance 2 000€ par mois n’est pas une proposition acceptable. Il s’agirait de salariat dissimulé : un piège classique dans ce domaine.

Pour ces professionnels, établir un tarif juste relève d’une multitude de calculs. Il doit comprendre la prestation en elle-même, les charges sociales qui concernent son entreprise et couvrir d’autres éléments comme les tâches annexes qu’il effectue au quotidien et qui lui sont relativement chronophages. Pour conclure, ce tarif doit lui permettre de vivre et non pas de survivre.

 

Justine Gabet pour juliettefigoureux.com

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